Accueil > Art - Les principales publications > Articles > Louise BOURGEOIS (1911 –2010) entre figuration et abstraction
Louise BOURGEOIS (1911 –2010) entre figuration et abstraction

JPEG - 16.3 ko

Louise Bourgeois naît à Paris le 25 décembre 1911. Ses parents habitent en banlieue parisienne, à Choisy le Roi où ils restaurent des tapisseries anciennes. Pour ce travail, ils s’adjoignent l’aide d’un dessinateur, Richard Guino, qui est chargé de réaliser les dessins des motifs manquants. Dès ses 10 ans, Louise le remplace lorsqu’il s’absente, et prend plaisir à réaliser les dessins des tapisseries. « Quand mes parents m’ont demandé de remplacer M. Richard Guino, cela a donné de la dignité à mon art. »

JPEG - 13.3 ko
Femme-maison

En 1932, elle obtient son baccalauréat et entame des études de mathématiques à La Sorbonne de 1932 à 1935. Mais cet enseignement est trop théorique, trop abstrait. Elle décide de changer de voie et s’oriente alors vers des études artistiques. Elle suit les cours de l’Ecole des Beaux-Arts, fréquente l’Ėcole du Louvre ainsi que plusieurs Académies privées. Elle rencontre André Breton et les Surréalistes qui auront une influence sur son art. Elle est notamment en accord avec eux au regard de son attrait pour l’inconscient, la peur, l’angoisse, la mort.

JPEG - 16.3 ko
Spider

En 1937, elle se marrie avec l’historien d’art Robert Goldwater et se fixe aux Etats Unis en 1938. A partir de 1949, elle commence à sculpter. Ses œuvres sont diverses à la fois dans les matériaux utilisés et dans le mode d’expression. On peut voir là sa volonté d’indépendance, mais aussi des références à l’inconscient, à l’automatisme, voire aux charmes de l’angoisse, et enfin sa volonté de conférer à sa sculpture une vocation d’apaisement des tensions et des conflits intimes. Elle crée ainsi de grandes araignées de plus de deux mètres de haut, matérialisation de nos peurs ancestrales, mais aussi certainement survivance des peurs de notre enfance. Selon elle l’araignée représente la mère « intelligente, patiente, propre, utile, raisonnable, indispensable ». Elle symbolise le souvenir qu’elle a de sa propre mère, occupée à restaurer les tapisseries.

Par la suite, ses sculptures se font totems, forme chargée de magie, et à partir de 1970, elle se tourne vers les « installations », sculptures réalisées au moyen de matériaux et objets divers. style='float:right; width:218px;'>

JPEG - 13.4 ko

L’œuvre de Louise Bourgeois est fortement marquée par une dimension psychologique qui s’invite dans toutes ses créations. L’artiste dissèque les relations entre les êtres, les sentiments, l’amour, la haine, la frustration, et les restitue dans ses sculptures. Son langage très personnel a émergé de sa traversée de mouvements tels le surréalisme, l’expressionnisme abstrait, le minimalisme. Il en est résulté, une œuvre qui oscille entre figuration et abstraction et s’adosse à une logique basée sur les souvenirs d’enfance et les émotions qu’ils suscitent en elle.

Louise Bourgeois s’est longtemps tenue éloignée des milieux artistiques officiels. Ses premières expositions datent des années 1970. En 1982-83, le MOMA (Musée d’Art Moderne) de New York organise sa première exposition rétrospective. En 2008, le musée Georges Pompidou à Paris accueille une exposition de plus de 200 de ses œuvres.

JPEG - 17.4 ko
Araignée (dessin de l’auteur)

Louise Bourgeois s’est éteinte à New York le 31 mai 2010.

JPEG - 17.2 ko
Arch of Hysteria (dessin de l’auteur)

Question d’ART - édition GUS’ARTS décembre 2011 - www.gusarts.com

PDF - 1.8 Mo
bourgeois_louise

Naviguez parmi les différents ouvrages de la collection J.C. Hachet.

Plan du site | Espace privé | dpx