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ZADKINE Ossip (1890 – 1967) L’ALLEGORIE DU VIDE

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En 1927

Ossip Zadkine naît le 14 juillet 1890 à Vitebsk en Biélorussie. En 1905, ses parents l’envoient dans le Nord de l’Angleterre, le pays natal de sa mère pour apprendre les bonnes manières. Mais déjà l’art est sa passion et il s’enfuit à Londres pour étudier la sculpture. Après bien des réticences et un rappel à Smolensk, son père devient plus compréhensif. Il donne son accord au souhait de son fils de se consacrer à la sculpture.

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Orphee(dessin de l’auteur)

C’est ainsi qu’en 1909 Zadkine arrive à Paris. Il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts, qu’il quitte au bout de six mois, rejetant l’enseignement officiel qui y est dispensé. Il se déclare hostile au formalisme pur, admire beaucoup Rodin pour être un grand plasticien et se fixe comme but de réintroduire la poésie dans la sculpture.

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En 1914, il est mobilisé pendant deux ans dans la Légion étrangère. En 1916, il s’engage dans l’armée française et devient brancardier dans le secteur d’Epernay. Blessé, il est hospitalisé et s’emploie à dessiner son quotidien, les tentes, les véhicules d’évacuation, les hommes sur les civières. Tous ces croquis racontent la vie des soldats en Champagne, puis dans les hôpitaux parisiens où il est transféré.L’image du soldat mutilé est très présente dans sa production, elle devient pour lui le symbole de l’époque. Il est à observer que son vécu de la première guerre mondiale devait marquer profondément sa personnalité et son œuvre, lui inspirant de nombreuses aquarelles sur la guerre. Démobilisé en 1917, il se déclare détruit physiquement et moralement par la guerre.

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Orphée

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Après la guerre, il expose à Paris et Bruxelles. A cette époque, il pratique beaucoup la taille directe dans le bois, et l’étude de l’art nègre lui apporte une solution au problème de la synthèse des volumes et de l’alternance des pleins et des creux. Par la suite, il subit l’influence du cubisme, intervertit les volumes, remplaçant les reliefs par des creux, l’ombre par la lumière, les courbes par des droites...Mais, au delà de ce ralliement au cubisme, il va rester toujours marqué par l’œuvre de Rodin : son Torse de 1933, tout autant que sa Tête de 1914, conserve son volume et sa densité.

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Le poète (hommage à Paul Eluard) Dessin de l’auteur

En 1920, il se marie avec l’artiste peintre Valentine Prax (1899-1981). En 1928, il s’installe au 100 bis rue d’Assas dans une maison blanche qui deviendra le musée Zadkine à la mort de sa femme. En 1934, les Zadkine acquièrent une maison dans le Lot à Arques, où l’artiste va bientôt créer nombre de ses sculptures. C’est à cette époque, les années 1930-1939, qu’il se met à alléger les formes, il les perce d’ouvertures pour les libérer de la pesanteur. Il prend de la distance par rapport au cubisme et son style devient plus doux.

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En 1942, Ossip Zadkine part aux Etats-Unis, il travaille à New York, en Arizona et en Caroline du Nord. Il revient en France en septembre 1945, « malade, triste et sans argent » dira- t-il. A partir de 1946, il enseigne à l’Académie de la Grande Chaumière où il va former quantité d’étudiants jusqu’en 1958.

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La baigneuse

En perpétuelle recherche, son art évolue encore après la dernière guerre pour aboutir à l’abandon de l’expérimentation formelle au profit de la primauté des sentiments puissants qu’il veut faire passer dans ses sculptures. En 1951, sa statue Le cri est érigée à Rotterdam, pour commémorer la destruction de la ville au début de la guerre de 1939-45 par l’aviation allemande. Ce Cri est en quelque sorte un hurlement de douleur, comparable au Guernica de Picasso. La réussite est totale ; le sculpteur parvient avec une remarquable économie de moyens à traduire le désespoir des Hommes. Cette sculpture est une œuvre majeure du répertoire artistique de Zadkine, l’œuvre de la maturité artistique.

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Daphnée - 1958

Zadkine est alors à l’apogée de sa renommée. Il participe à de très nombreuses expositions personnelles ou collectives dans le monde entier. Le premier prix de sculpture lui est décerné lors de la Biennale de Venise en 1950, et dix ans plus tard il obtient le "Grand Prix de la Sculpture" de la ville de Paris.

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Ossip Zadkine meurt à Paris le 25 novembre 1967. Après sa mort, selon ses vœux, son épouse Valentine Prax lèguera sa maison d’Arques et celle de la rue d’Assas à Paris pour qu’elles soient toutes les deux transformées en musée.

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Question d’ART - édition GUS’ARTS mars 2012 - www.gusarts.com

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