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Urgences en médecine du travail réédition

Masson Editeur, réédition, Paris

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La deuxième édition d’Urgences en médecine du travail a été entièrement remaniée et enrichie pour tenir compte de l’évolution des techniques et des nouveaux risques qui lui sont liés. Elle présente d’abord le cadre législatif qui régit la pratique de l’urgence en entreprise : obligations des employeurs et des médecins du travail, évolution du secourisme, formation, procédures d’urgence.
Ensuite sont traités la pédagogie et le contenu de la formation des intervenants, le contexte de l’urgence (milieu, équipements, organisation des secours…). Une partie importante est consacrée aux données de médecine d’urgence nécessaires aux secouristes, au personnel soignant et aux médecins du travail. Cette mise au point sur les actions à mener en cas d’accident intéresse tous ceux qui sont confrontés à l’urgence : employeurs, secouristes, médecins du travail, ainsi que tous les praticiens appelés à intervenir. Elle leur donne, selon leurs différentes qualifications, les notions indispensables pour y faire face.

« Le livre très documenté du docteur Jean-Charles HACHET est un guide précieux pour tous les médecins ; il apporte un nombre considérable d’informations tant sur la réglementation que sur l’organisation des secours. .. Très sagement , le docteur HACHET a su éviter des cas particuliers, tels l’aviation ou la marine, qui mettent en jeu des traités internationaux…et qui imposent une organisation trop spécifique pour justifier un développement dans ce livre déjà très important.
Il faut féliciter l’auteur de son effort car nous sommes certains que ce livre sera utile à tous les intervenants. » Préface (extraits) du Professeur Maurice CARA, membre de l’Académie Nationale de Médecine, fondateur du SAMU de Paris.

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« … le pronostic du malade dépend largement de la rapidité et de la qualité des premiers gestes prodigués sur place.
C’est là que le livre du docteur HACHET est précieux. Il nous rappelle dans un format et une présentation agréables :
- le cadre législatif (lois, décrets, circulaires,…) encadrant la pratique de l’urgence au sein de l’entreprise, les obligations de l’employeur et des médecins du travail pour la formation des personnels et la mise au point des procédures d’urgences ;
- la pédagogie et le contenu de la formation des sauveteurs secouristes du travail…

Ce livre, enfin, est un instrument indispensable de collaboration entre la médecine du travail et la médecine hospitalière des SAMU. Il permet à ces deux cultures médicales de participer à une prise en charge performante des malades les plus graves. » Préface (extraits) de Daniel JANNIERE, ancien directeur du SAMU de Paris.

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Table des matières

Introduction … XIII

Historique …1

1. Les entreprises…11

Classification effectifs et répartition …11

Structures et accidents de travail…14

Contrôle du respect de la réglementation en matière d’hygiène et de sécurité..15

2. Les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail…16

3. Les accidents du travail…22

4. Le personnel…30

Le médecin du travail…30

Organisation des services médicaux du travail …30

Le rôle du médecin du travail…36

Plan annuel d’activité du médecin du travail …41

Fiche entreprise…41

Rapport annuel d’activité du médecin du travail …42

Le médecin du travail et le secours dans l’entreprise…43

Quelles tâches incombent au médecin du travail confronté à l’urgence ? …43

Le médecin du travail et l’organisation des secours…44

L’information du médecin du travail (ou les conditions d’une organisation des secours optimales)…57

Le personnel infirmier…58

Organisation des services…58

Attributions du personnel infirmier…59

Le personnel infirmier et les secours dans l’entreprise…62

Formation et recyclage des secouristes…63

Les sauveteurs-secouristes du travail…64

Textes officiels …64

Le rôle du SST…68

La formation des SST…72

Les agents de sécurité…83

Rôle des salariés…83

Rôles de certains membres de l’entreprise…84

Les spécialistes de la sécurité dans les entreprises importantes…85

Missions du service SCT…88

Mission du chef de la sécurité et des conditions de travail…90

Rattachement hiérarchique et principe de non intervention…91

Non responsabilité du fait des fonctions et responsabilité pour faute personnelle…91

Formation continue et recyclage …92

Le médecin du travail…92

Le personnel infirmier…93

Les sauveteurs-secouristes du travail …94

Le moniteur de sauvetage-secourisme du travail…95

Les agents de sécurité…96

5. L’équipement …98

Les locaux …98

Les locaux du service médical …98

Les postes de secours…103

Matériel et dispositifs de première intervention…104

Matériel de sauvetage…105

Matériel de secours…109

Matériel d’évacuation…122

Cas particuliers…123

Entretien du matériel…123

6. L’organisation des secours…125

Le fonctionnement des secours …125

Les procédures et les moyens d’alerte…125

La deuxième étape : intervention et évacuation..131

L’organisation des secours dans les petites entreprises : plan d’action…132

Les conditions d’une organisation des secours efficace…148

Définition…148

Conditions d’une préparation efficace …149

Les consignes…154

Les consignes d’alerte…154

Les consignes d’intervention immédiate dans l’attente des premiers secours…156

Les consignes d’évacuation…158

7. Soins d’urgence…161

Introduction…161

Les hémorragies externes…165

Conduite à tenir en cas d’hémorragie externe…165

Intervention du médecin…172

Complément d’information…173

Les détresses respiratoires …175

Causes…175

L’arrêt respiratoire…176

Conduite à tenir…177

Méthode de respiration artificielle…178

Intervention du médecin…184

Complément d’information…187

Les détresses cardio-vasculaires…194

L’arrêt circulatoire…194

Autres exemples d’urgences cardiologiques…199

Le coma…201

Conduite à tenir devant un sujet comateux…201

Intervention du médecin…204

En cas de coma hypothermique…212

Les hypothermies…213

Conduite à tenir en cas d’hypothermie…214

Intervention du médecin…214

Les états de choc…216

Conduite à tenir…217

Intervention du médecin…218

Complément d’information…224

Les atteintes des os et des articulations…226

Conduite à tenir pour les atteintes des membres…226

Conduite à tenir dans plusieurs cas particuliers…229

Conduite à tenir en cas de traumatisme du rachis…236

Complément d’information : conduite à tenir pour d’autres localisations (non évoquée dans le programme de formation des SST)…240

Les brûlures…250

Facteurs de gravité d’une brûlure…250

Conduite à tenir face à des brûlures thermiques graves…253
Conduite à tenir face à des brûlures chimiques importantes…256
Conduite à tenir face à des brûlures dues au froid (gelures)…262
Complément d’information…263

Annexe 1 : Les rayonnements ionisants…274

Les plaies…276

Conduite à tenir en cas de plaies graves…277

Conduite à tenir dans certains cas particuliers de plaie grave…277
Conduite à tenir en cas de plaie légère …282

Complément d’information…284

Annexe 2 : Infection à VIH : mesures préventives…288

Morsures et piqûres d’animaux venimeux…290

Les intoxications aiguës par les produits industriels …292

Conduite à tenir par le secouriste…292

Intervention du médecin…293

Quelques exemples d’intoxications aiguës par les produits industriels et leur traitement d’urgence…300

Les urgences psychiatriques en milieu du travail …307

Les états d’agitation…307

Les accès confusionnels…313

Les crises dépressives…314

Les crises d’angoisse…314

Plongée industrielle et principaux types d’accidents de plongée…315

Conduite à tenir devant un accident…315

L’accident aigu de décompression…319

Accidents mécaniques…321

Autres risques…322

Accident collectif : classification des urgences…323

Le ramassage des victimes…324
Les règles de ramassage…324
Les procédés de ramassage…327

La fiche de liaison…334

Bibliographie …338

Index…341

INTRODUCTION
La première édition de « Urgences en médecine du travail » avait défini et codifié le concept de l’urgence dans le milieu du travail en analysant les conditions du bon fonctionnement du secours dans l’entreprise.

Cette deuxième édition n’est pas seulement une mise à jour mais une véritable refonte de l’ouvrage. Son contenu a été enrichi pour tenir compte de l’évolution des techniques et des nouveaux risques en milieu du travail. Elle fait le point sur les différentes actions à mener dans ce domaine de façon à donner les moyens d’intervention à tous ceux qui sont confrontés « à chaud » à l’urgence (employeurs, secouristes, infirmiers (ères), médecins du travail et à toute personne susceptible d’être présente lors de l’évènement.

En guise de préalable, il convient de définir la notion d’urgence.
On peut parler par exemple de « soins d’urgence aux victimes d’accident du travail » pour reprendre les termes exacts d’une circulaire ministérielle (no 22SS du 11 mars 1953). Cette expression met l’accent sur l’essentiel c’est-à-dire sur les soins consécutifs à un accident du travail. Cependant, on doit mentionner également les secours relatifs aux urgences médicales survenant en milieu du travail mais sans aucun rapport avec les risques que comportent celui-ci.

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Le mot « urgence » (1) indique pour sa part que les premiers soins doivent être donnés sur le champ pour prévenir toute aggravation (2) et que l’on doit également prévoir (3) la possibilité d’une évacuation vers le service hospitalier le plus proche. Il s’agit par conséquent d’une démarhe décisive qui ne souffre pas l’improvisation mais exige bien au contraire une préparation et une exécution minutieuses. La qualité des initiatives prises à ce moment-là est déterminante pour l’évolution ultérieure de l’état de la victime.
Evoquer le « secours en entreprise » c’est donc étudier tout ce qui concerne, directement ou non, les soins immédiats prodigués sur place aux blessés graves ou légers sans oublier l’aide à apporter aux salariés non accidentés saisis de malaises plus ou moins sérieux sur les lieux de leur emploi.

Nous définirons ici les conditions essentielles du bon fonctionnement du secours en entreprise.
Il faut d’abord connaître précisément les caractéristiques du milieu du travail, c’est-à-dire le contexte dans lequel on aura à intervenir en cas d’accident. L’entreprise nous apparaît à cet égard, comme un microcosme défini original défini par de nombreux critères. Elle pose de ce fait des problèmes spécifiques qui demandent des solutions appropriées.

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D’autres impératifs concernent les membres du personnel d’intervention. Pour pouvoir apporter, sans retard ni improvisation dangereuse, une réponse adaptée à l’urgence, ils doivent être compétents et connaître parfaitement la tâche qui leur incombe. Cela implique :
qu’ils aient reçu au préalable la formation nécessaire. Nous ferons à ce propos deux remarques pour souligner :
o l’importance de l’oxyologie (4) . Cette discipline doit occuper une place de premier plan dans la formation du médecin du travail
o le progrès qu’ a représenté pour les SST l’instauration d’un nouveau système d’enseignement ;
qu’ils bénéficient d’un entraînement et/ou d’un recyclage réguliers pour entretenir et perfectionner le savoir initial. Cette réactualisation des connaissances permet notamment de tenir compte des changements survenus dans l’entreprise (dans les risques professionnels en particulier) ou dans les techniques de sauvetage et de secourisme.

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Exécuter convenablement son travail, c’est aussi l’insérer dans un ensemble, savoir le situer par rapport à celui des autres intervenants et agir de concert avec eux. C’est une équipe, et non des individus prenant des initiatives isolées, qui doivent faire face à l’urgence.

Pouvoir agir correctement au moment opportun, cela présuppose deux autres conditions :

que l’on dispose d’un équipement approprié aux besoins de l’entreprise. Il doit être adapté aux risques inhérents à ses activités ainsi qu’aux possibilités d’action du personnel. Il faut aussi qu’il soit régulièrement entretenu, voire renouvelé ;
qu’il existe une organisation des secours et un plan d’évacuation propres à l’établissement.

La mise en place de ce dispositif prêt à fonctionner à tout instant sera précédée d’une étude de toutes les variables susceptibles de jouer un rôle lors de l’accident.

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On pense en premier lieu à la branche d’activité à laquelle appartient l’entreprise, aux techniques et au matériel qu’elle utilise, au nombre de SST, à l’importance de ses effectifs et à ses structures. Mais il faut également prendre en compte bien d’autres éléments comme par exemple les modalités de recrutement du personnel (stable ou mouvant), ses origines (françaises ou étrangères), les particularités du contexte local (notamment du point de vue de l’équipement hospitalier), etc…

Cette analyse tout comme l’élaboration du plan d’intervention exigent elles aussi le travild’une équipe. Le terme de « collaboration », que l’on rencontrera tout au long des chapitres, recouvre une réalité fondamentale. Il en va de même pour celui de « coordination » qui définit quant à lui une part essentielle de la mission des responsables (dont le médecin du travail).

Un autre concept important, celui de la prévention, sera également évoqué dans ces pages consacrées aux secours en souligant la relation qui unit ces deux notions :

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au niveau des responsables : réfléchir sur les différentes éventualités d’accidents, leurs causes, leurs modalités, pour mieux réagir, c’est aussi la première étape vers une amélioration de la prévention ;

au niveau du personnel d’intervention : de par sa fonction même, il a acquis un comportement différent par rapport au risque. Plus conscient du danger que le reste des salariés, ilpeut jouer auprès d’eux un rôle d’agent de prévention.
Une bonne organisation des secours dans l’entreprise c’est aussi l’assurance d’une meilleure prévention des accidents du travail.

Pour traiter l’ensemble des urgences en médecine du travail, cet ouvrage s’articule autour d’un certain nombre d’éléments-clés. Avant d’analyser comment l’entreprise doit faire face aujourd’hui à l’urgence, il présente l’évolution du secourisme en général et du secourisme du travail en particulier. Car bien des données actuelles portent la marque de ce passé. Il expose ensuite les principales caractéristiques de l’entreprise (ou plutot des différentes catégories d’établissement) considérée essentiellement par rapport au problème des accidents du travail.

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Après avoir situé le milieu, il précise le rôle des hommes qui prêtent assistance aux victimes. Les uns organisent les secours, les autres donnent les premiers soins lors d’intervention plus ou moins limitées. Selon leurs compétences, tous collaborent à la mise en place d’un dispositif efficace. Celui-ci est décrit dans un chapitre ultérieur qui fait suite à l’examen d’un équipement de sauvetage et de secourisme dont doit disposer l’entreprise.

Enfin , une large part est reservée aux soins d’urgence et à la conduite à tenir, par le secouriste mais aussi par le médecin du travail, face aux principales urgences (5).

Ajoutons que cet ensemble est complété par une étude statistique portant sur les accidents du travail ainsi que sur la situation actuelle du sauvetage-secourisme du travail en France.

Pour conclure, nous rappelons l’importance capitale des soins d’urgence.
Qu’il s’agisse de la mise en route rapide du traitement adéquat des grandes pertubations vitales ou de la prophylaxie des aggravations fonctionnelles et lésionnelles pendant le ramassage et le transport, ils engagent toujours l’avenir de la victime. Correctement assurés, ils permettent de lutter contre les risques mortels immédiats, de limiter les séquelles de l’accident et de favoriser la guérison du sujet.

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Je tiens tout particulièrement à remercier :
le professeur Jean-Charles SOURNIA, membre de l’Académie de Médecine, Président du Club Européen de la Santé, ancien Directeur Général de la Santé ;
le Docteur Jeau GUILBAUD, Médecin Général à l’hopital Percy de Clamart ;
Jean-Claude CHAUSSEE, Institut de Protection de la Sûreté Nucléaire (IPSN), service d’évaluation et de gestion des risques ;
L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), en particulier Annie CHAPOUTHIER et Aline MENARD ;
Pierre-Paul EDEL, Directeur du SOMIE de Paris (médecine du travail interentreprises).

(1). A noter que les spécialistes de l’urgence utilisent souvent l’équation suivante pour la définir : U = G x S x T x VS
U = urgence

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G = gravité
S = soins (accès aux soins, outils de soins)
T = temps d’accès aux soins
VS = valence sociale (contraintes ou pressions sociales).

(2). Ne pas oublier que les urgences moyennes sont parfois plus difficiles à gérer que les cas les plus graves.

(3). Rôle de régulation du SAMU.

(4). La prise en charge, très complexe, de l’urgence constitue le domaine de l’oxyologie ou science de l »aigu. Son champd’action est vaste puisqu’il associe la pratique des gestes simples mais efficaces pouvant être exécutés par tout sauveteur à des techniques médicales ou médico-chirurgicales très sophistiquées. Nous retrouverons dans chacun des chapitres consacrés aux urgences, la complémentarité des actions menées par les secouristes dans le premier temps et l’équipe médicale dans le deuxième temps.

(5). Urgences individuelles ou situations de catastrophes.

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