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Urgences en médecine du travail 1ère édition
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Les travaux sur le secours dans le milieu du travail ont été couronnés par le Prix Jansen de L’Académie Nationale de Médecine.

Malgré les efforts de prévention, les risques d’accident sur les lieux de travail restent toujours possibles. Leur pronostic dépend largement de la qualité des premiers gestes et des premiers soins, et de la rapidité avec laquelle ils auront été prodigués avant l’intervention des Services d’Aide Médicale d’Urgence.

Véritable guide de l’urgence, cet ouvrage aborde tous les aspects de la médecine d’urgence en milieu de travail. Il constitue un précieux support pour tous ceux qui sont confrontés à ce difficile problème et présente l’avantage de rassembler dans une synthèse exhaustive l’ensemble du sujet alors que jusqu’à présent on disposait seulement d’analyses fragmentaires sur ou tel point particulier.

Masson Editeur, Paris.

La qualité de l’intervention en urgence est pourtant décisive quant à l’évolution et aux résultats ultérieurs. Qu’il s’agisse de le mise en route rapide des secours, du traitement adéquat des grandes perturbations vitales ou de la prophylaxie des aggravations fonctionnelles et lésionnelles pendant le ramassage et le transport, elle engage toujours l’avenir de la victime.

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C’est pourquoi l’objectif de ce manuel est de fournir, sous une forme claire, une information complète, tenant compte des données les plus récentes, notamment en matière d’oxyologie. Les nombreux schémas et tableaux facilitent la compréhension et l’assimilation des gestes, techniques et traitement essentiels.

Ouvrage de référence et outil de travail, ce livre intéresse tous ceux qui ont à intervenir auprès d’un accidenté ou d’un malade, afin qu’ils puissent apporter sans retard ni improvisation dangereuse une réponse adaptée à l’urgence. Il s’adresse donc non seulement à tous les médecins (médecins praticiens, du travail d’entreprise) mais aussi aux secouristes, au personnel infirmier, aux responsables de sécurité, aux services d’inspection, etc…

Table des matières

Introduction…1

Historique …3

Chapitre I. Les entreprises…7

a. Effectif et structures…7

b. Effectif et accidents du travail…8

c. Effectif, activité et accidents du travail…11

Chapitre II. Le personnel…17

I. Le médecin du travail…17

a. Organisation des services médicaux du travail…17

b. Le rôle du médecin du travail…19

II. Le médecin du travail et le secours dans l’entreprise…23

a. Quelles tâches incombent au médecin du travail confronté à l’urgence…23

b. Le médecin du travail et l’organisation des secours…24

c. L’information du médecin du travail (ou les conditions d’une organisation des secours optimale)…32

III. Le personnel infirmier…34

a. Organisation des services…34

b. Attributions du personnel infirmier…35

IV. Le personnel infirmier et le secours dans l’entreprise…37

a. Les soins d’urgence…37

b. Contrôle du matériel…38

c. Formation et recyclage des secouristes…38

V. Les sauveteurs-secouristes du travail…39

a. Textes officiels…39

b. Le rôle du SST…44

c. La formation des SST…47

VI. Les agents de sécurité…55

a. Le rôle de chaque salarié…56

b. Le rôle de certains membres de l’entreprise importante…57

VII. Formation continue et recyclage…60

a. Le médecin du travail…60

b. Le personnel infirmier…61

c. Les sauveteurs-secouristes du travail…62

d. Le moniteur de sauvetage-secourisme du travail…63

e. Les agents de sécurité…64

Chapitre III. L’équipement…67

I. Les locaux…67

a. Les locaux du service médical…67

b. Les postes de secours…69

II. Matériel et dispositif de première intervention…70

a. Matériel de sauvetage…71

b. Matériel de secours…71

c. Matériel d’évacuation…88

d. Entretien du matériel…89

Chapitre IV. L’organisation des secours…93

I. Le fonctionnement des secours…93

a. Les procédures et les moyens d’alerte…93

b. La deuxième étape : intervention et évacuation…98

c. L’organisation des secours dans les petites entreprises…100

II. Les conditions d’une organisation des secours efficace…116

a. L’absence d’improvisation…116

b. Conditions d’une préparation efficace…117

III. Les consignes...121

a. Les consignes d’alerte…121

b. Les consignes d’intervention immédiate dans l’attente des premiers secours…124

c. Les consignes d’évacuation…126

Chapitre V. Soins d’urgence…129

I. Introduction…129

II. Les hémorragies externes…134

III. Les détresses respiratoires…141

IV. Les détresses cardio-circulatoires…158

V. Le coma…164

VI. Les états de choc…176

VII. Les atteintes des os et des articulations…185

VIII. Les brûlures…207

IX. Les plaies…221

X. Morsures et piqûres d’animaux venimeux…230

XI. Les intoxications aiguës par des produits industriels…232

XII. Accident collectif : classification des urgences…243

XIII. Le ramassage des victimes…253

XIV. La fiche de liaison…256

Conclusion…259

Liste des adresses utiles…261

Bibliographie…273

Index…275

Introduction

En guise de préalable à cet ouvrage, il convient de définir la notion même de « secours dans l’entreprise ».
On peut parler par exemple de « soins d’urgence aux victimes d’accidents du travail » pour reprendre les termes exacts d’une circulaire ministérielle (n°22 SS du 11 mars 1953). Cette expression met l’accent sur l’essentiel, c’est-à-dire sur les soins consécutifs à un accident du travail. Mais on doit mentionner également les secours qui concernent les urgences médicales survenues en milieu de travail mais sans rapport avec les risques que comporte celui-ci.
Le mot « urgence » indique pour sa part que les premiers soins doivent être donnés sur-le-champ pour prévenir toute aggravation, et que l’on doit également prévoir la possibilité d’une évacuation vers le service hospitalier le plus proche. Il s’agit par conséquent d’une démarche décisive qui ne souffre pas l’improvisation mais exige bien au contraire une préparation et une exécution minutieuses. La qualité des initiatives prises à ce moment-là est déterminante pour l’évolution ultérieure de l’état de la victime.
Présenter « le secours dans l’entreprise », c’est donc étudier tout ce qui concerne, directement ou non, les soins immédiats prodigués sur place aux blessés graves ou légers sans oublier l’aide à apporter aux salariés non accidentés mais saisis de malaises plus ou moins sérieux sur les lieux de leur emploi.
Avant d’analyser comment l’entreprise doit faire face aujourd’hui à l’urgence, on rappellera d’abord quelle a été auparavant l’évolution du secourisme en général et du secourisme du travail en particulier. Car bien des données actuelles portent la marque de ce passé. On exposera ensuite les principales caractéristiques de l’entreprise (ou plutôt des différentes catégories d’établissements) considérée essentiellement par rapport au problème des accidents du travail.

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C’est après avoir situé le milieu que l’on analysera le rôle des hommes qui prêtent assistance aux victimes. Les uns organiseront les secours, les autres donneront les premiers soins lors d’interventions plus ou moins limitées. Selon leurs compétences, tous collaboreront à la mise en place d’un dispositif efficace. Celui-ci sera décrit dans un chapitre ultérieur qui succédera à l’examen de l’équipement de sauvetage et de secourisme dont devra disposer l’entreprise. On indiquera enfin la conduite à tenir – par le secouriste mais aussi par le médecin du travail – face aux principales urgences.

En signe de reconnaissance, je tiens à remercier les personnes qui ont aidé à la réalisation de ces pages, et tout particulièrement Messieurs les Professeurs Michel Philbert et Armand Rothan qui m’ont prodigué leurs précieux conseils au cours de l’élaboration de cet ouvrage.
J’adresse également mes vifs remerciements à l’Institut national de recherche et de sécurité pour la documentation que cet organisme m’a aimablement fournie.

Dr. Jean-Charles HACHET

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Historique

Si les actions lancées par Henri Dunant lors de la campagne d’Italie de 1859 peuvent être considérées comme la préfiguration du secourisme, il fallut attendre 1892 pour voir apparaître une « Société de secouristes français ». On assistera ensuite, lors de la guerre de 1914-1918, au développement du secourisme hospitalier avec l’« Union des Dames de France » (qui deviendra plus tard la Croix-Rouge) et la « Société des secours aux blessés militaires ». Par la suite le problème de la formation des secouristes fut jugé secondaire et seules quelques associations philanthropiques (la « Société de secouristes français » et la « Croix-Rouge » déjà nommées mais aussi les « Hospitaliers sauveteurs bretons », etc.) s’occupèrent de leur instruction. Mais le nouvel essor du secourisme que provoqua la guerre de 1939-1945 aboutit à la création, le 17 juillet 1947, d’un brevet de sauveteur spécialiste dont l’obtention sanctionnait l’étude des soins aux asphyxiés. Plus tard, le « Service national de la protection civile » reconstitué par le décret du 17 novembre 1951 s’appliqua à développer cet enseignement qui conduisit d’abord au brevet de brancardier secouriste (créé le 30 avril 1952) puis au brevet national de secourisme (décret du 7 janvier 1966).

Le sauvetage-secourisme du travail

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La première étape se situe également à la fin du XIXème siècle. Elle a été préparée par des initiatives telles que la création par Angel Dollfuss en 1867 en Alsace d’une association pour la prévention des accidents de fabrique, ce que nous nommons aujourd’hui les accidents du travail. Car se préoccuper de prévention cela impliqua également le souci de secourir efficacement les victimes. Une notion capitale apparaît avec la loi du 9 avril 1898 : celle du risque professionnel. Pour la première fois, la responsabilité du risque créé par le travail demandé aux salariés par leur employeur, incombait à ce dernier. La direction des entreprises importantes confia alors la gestion de cette charge à des compagnies d’assurance qui s’employèrent à en limiter le coût en organisant les secours et la prévention.
Dans le même temps – surtout entre les deux guerres – on observait le développement de services pilotes de médecine du travail, notamment au Gaz de France avec le Docteur Barthe. Il se confirma avec la guerre. Le 1er juin 1940, il est publié une recommandation des services médico-sociaux et de sécurité dans les établissements industriels (J.O. du 9 juin 1940) :

« Dans les établissements occupant d’une façon habituelle 2000 salariés au moins, le service médical sera assuré à temps complet par un ou plusieurs médecins …
De 1000 à 500 salariés, une infirmière au moins sera attachée à l’établissement…
Au-dessous de 100 salariés, à défaut d’infirmière, un secouriste au moins devra être formé parmi les personnes toujours présentes dans l’établissement. »

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On constate que le texte n’aborde pas seulement le thème de la surveillance médicale des salariés mais qu’il mentionne également celui de l’organisation des secours. Il évoque en effet le rôle du secouriste en le situant doublement : par rapport aux spécialistes (médecin, personnel infirmier) et au sein d’un effectif défini avec précision.
Cette recommandation de juin 1940 déboucha sur la loi du 28 juillet 1942. Celle-ci prévoyait la création de services médicaux et sociaux du travail, mais elle ne fut que partiellement appliquée. Annulée à la Libération, elle a été remplacée par la loi du 11 octobre 1946 qui sert encore de fondement à l’organisation et au fonctionnement de la médecine du travail actuelle avec son nouveau décret d’application du 20 mars 1979. A partir de 1946, la gestion du risque « accidents du travail et maladies profession-nelles » fut assurée par la Sécurité sociale et non plus par les compagnies d’assurance. Cet organisme créa alors dans chaque région des services de prévention des accidents du travail tout en se préoccupant parallèlement d’assurer aux victimes des soins d’urgence corrects et efficaces. Cela se traduisit d’abord par la distribution gratuite aux entreprises, de matériel de premiers soins (notamment pour assurer le traitement des plaies). Une deuxième mesure consista, pour la Comité de gestion du Fonds de prévention, à subventionner les associations dont la vocation était l’enseignement du secourisme.
Les étapes qui suivirent se définissent par la mise au point progressive d’un système d’enseignement du secourisme de mieux en mieux adapté aux réalité de l’entreprise : il s’agit de multiplier le nombre de secouristes opérationnels et de parvenir ainsi à une organisation des secours satisfaisante.

Le secourisme et ses grandes dates

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1957. Mise au point par l’Institut national de la sécurité et la Sécurité sociale d’un programme de secourisme pour le monde du travail.

1962. Une circulaire de la Caisse nationale de Sécurité sociale fixe de nouvelles modalités pour l’enseignement du secourisme en milieu de travail. Jusque-là, la Sécurité sociale ne disposait d’aucun pouvoir de contrôle sur les organismes d’enseignement. Désormais :
- ces associations doivent signer une convention nationale avec l’Institut national de la sécurité ;
- seules les CRAM (Caisses régionales d’assurance
maladie) peuvent délivrer un certificat de secourisme en milieu de travail.

1966. Au moment de l’institution du brevet national de secourisme, on envisage la création d’une mention « secourisme du travail ». Le projet sera abandonné par la suite. Le programme du sauvetage-secourisme du travail reste un condensé de celui du brevet national de secourisme. La durée de la formation – de 15 à 20 heures en principe – peut atteindre 30 à 40 heures. Aucun recyclage n’est envisagé en milieu de travail.

1968. L’Institut national de la Sécurité devient l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité).

1969-1970. Une enquête est lancée auprès de différentes CRAM pour dresser un bilan portant sur le comportement des sauveteurs-secouristes du travail. Celui-ci est plutôt inquiétant : si bon nombre d’entre eux restent inefficaces, certains se révèlent même dangereux car ils se livrent à des interventions intempestives qui aggravent encore l’état des victimes.

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1971. Elaboration d’un programme-type d’intervention en cas d’accident par un groupe de spécialistes : deux médecins, cinq contrôleurs de sécurité également moniteurs nationaux de secourisme (les objectifs, le contenu et la pédagogie de ce programme seront étudiés dans le sous-chapitre consacré aux sauveteurs-secouristes du travail).

1972-1973. Expérimentation de ce programme, notamment en Aquitaine. Pour compléter la formation, on prévoit trois recyclages de deux heures chacun à six mois d’intervalle.

1974. La nouvelle formation est étendue à tout le territoire.

1978. Elle est même adoptée par la Protection civile pour les candidats au permis de conduire.

1979. L’article R231-37 du décret n° 79228 du 20 mars donne des précisions sur le contenu, en matière de secourisme, de la formation des travailleurs à la sécurité dans l’entreprise (prévue par la loi n° 76-1106 du 6 décembre 1976). Le décret n° 79-231 du 20 mars également, indique pour sa part que le médecin du travail est obligatoirement associé à cette formation ainsi qu’à celle des sauveteurs-secouristes du travail (article R241-42).

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