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Parpan, l’intuition des formes

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Unique biographie du sculpteur, « …le spécialiste trouvera sur Ferdinand PARPAN, une sorte de bible dont les historiens d’art ne pourront dans l’avenir se passer lorsqu’ils voudront évoquer l’artiste … » André BETTENCOURT, membre de l’Institut.

Outre la vie de l’artiste, une grande partie de l’ouvrage est consacrée à son œuvre largement représentée par de nombreuses illustrations.

Ferdinand PARPAN est l’un de ces artistes qui a voué sa vie à l’art. Sa force créatrice l’a conduit, notamment dans ses sculptures, à une remarquable métamorphose de la réalité. Son œuvre témoigne d’une intelligence visuelle et d’un savoir faire inégalés.
L’art de Ferdinand PARPAN, s’il s’inspire de la nature et du monde qui nous entoure, n’est pas une imitation mais une « intuition », un instinct de la nature. Cette forme particulière de la connaissance n’est pas donnée à tous et n’a rien de commun avec l’illusion. Elle traduit la force de l’artiste qui n’est jamais dérouté par les autres car il concrétise ce qui est en lui, exprimant son extraordinaire « intuition » ou tout au moins la suggérant.

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Ferdinand PARPAN a la passion des formes, ses musiciens, ses nus, ses animaux sont des épures très lissées, des formes audacieusement condensées, des œuvres dont on retient le « courbisme » harmonieux et reposant.

Il a su réfléchir encore et encore sur son art, son histoire, son évolution et faire aboutir ses recherches à l’abri de toute tendance et de toute école. Sa préoccupation a toujours été de définir, par ses propres moyens artistiques, la singularité de la sculpture. C’est pourquoi, sa vie durant, il reprend ses formes, les simplifie, pour les conduire peu à peu vers une sorte d’état originel. Pour cela dans son observation du monde, il s’écarte de ce qui gêne son regard pour mieux cerner le sens réel des choses, le sens réel de la vie. Voir un être, un objet ne lui suffit pas.

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L’important, c’est d’aller vers eux, les passer au crible de son instinct visionnaire, car seule l’action compte et conduit à la création, à cette beauté frémissante qu’il sait conférer à ses œuvres. Ferdinand PARPAN nous captive par ses sculptures d’une impérieuse équité, approche d’une sorte d’absolu et pour lesquelles notre attirance est si grande et notre admiration si intense que nous ne pouvons résister à établir la rétrospective de la vie et de l’œuvre de ce magistral artiste. La critique unanime a toujours loué pour avoir conjugué, comme nul autre, recherche esthétique, équilibre, ténacité, certitude et pureté des formes.

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Préface de Monsieur André Bettancourt, Membre de l’Institut

Ferdinand Parpan a belle allure. Il porte allègrement ses quatre-vingt-dix-huit ans, prend le métro, assume toutes les menues charges du quotidien ; ce qui sort déjà de l’ordinaire.

A son actif : un œuvre considérable et splendide, « sans être passé par une école des Beaux-Arts ». Il a appris « autrement ».
Le hasard de mes fonctions m’a permis d’e participer deux fois à la remise du prix européen de la sculpture, d’abord à César, et précisément deux ans plus tard à Ferdinand Parpan, auquel le docteur Jean-Charles Hachet consacre le présent ouvrage.

Jean-Charles Hachet a fait un travail remarquable qui réjouira tous les admirateurs de Ferdinand Parpan. Il y a mis sa compétence et son cœur.

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J’ai l’impression qu’il n’a rien omis. Le lecteur apprendra beaucoup : le spécialiste trouvera sur Ferdinand Parpan une sorte de bible dont les historiens d’art ne pourront dans l’avenir se passer lorsqu’ils voudront évoquer l’artiste.

Sa passion a dominé toute son existence : à onze ans, il sculptait déjà les bois les plus divers, les pierres, l’ivoire, la terre, le plâtre et bien sûr le bronze. Son atelier a vu défiler de grandes compositions qui nous élèvent l’âme ou des sculptures plus intimes qui nous enchantent.

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Ferdinand Parpan n’a pas toujours fait ce qu’il a voulu. Il fallait vivre et parfois répondre à des commandes où seule la perfection technique était exigée. La discipline qu’il s’est imposé très jeune et qu’il tenait de son père sculpteur demande une grande humilité ; elle lui a donné la certitude que tout était possible. Ainsi au fil des ans le jeune sculpteur est devenu un maître incontestable. Lui, si discret, qui n’a jamais misé sur sa carrière, ne pouvait prévoir qu’un jour on se disputerait ses
œuvres. Il a taillé sans relâche n’ayant que sa sculpture en tête.

Dessinateur, peintre, graveur, c’est néanmoins sa sculpture qui lui vaut sa renommée. Ses sujets religieux, ses musiciens, ses nus, ses animaux, sont des merveilles. Aux lignes droites, aux angles vifs, il a préféré le plus souvent des courbes admirables, des volumes arrondis d’un extrême dépouillement, les volutes d’une étonnante pureté.

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Cet éléphant de bronze dans sa silhouette presque symbolique, il est cependant là, tout entier. Ferdinand Parpan l’a peut-être « croqué » au zoo de Vincennes, dont il est proche : il l’a sûrement « vu » dans la savane sans avoir eu besoin d’y aller. Il l’a surpris un instant, l’a saisi, en a retenu l’essentiel et le donne à voir.

Ce hibou, plus dépouillé encore que celui de Pompon, qui vous fixe ; ce taureau, terrible, on sent le danger ; ce chat, ce pigeon, ce grand fourmilier… incroyables ! Intense est notre émotion.
Que faut-il admirer le plus ? Cette pietà de bois qui nous arrache des larmes, ces couples enlacés, ce rocker polychrome, ce flûtiste ou ce matelot accordéoniste qui nous enlève ?
La main infaillible de Ferdinand Parpan est au service d’une volonté, d’une pensée, d’une imagination, d’une façon de sentir et de traduire qui n’appartiennent qu’à lui et qui défient le siècle dans l’intensité du rêve.
Ne s’encombrant ni de son temps, ni de son âge, moderne et éternel, tel est Ferdinand Parpan.

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Avant-propos

Bien avant que l’homme ne s’interroge sur son histoire et ne fixe des bornes à l’espace et au temps, l’Art existait. Et ces Vénus aux formes généreuses, tout comme ces animaux cachés au fond des cavernes, expriment une vie intense, chargée d’émotion et d’immortalité.

Car l’artiste témoin et acteur de son temps, est aussi et surtout un messager qui traverse les époques grâce à ses créations et jette un pont entre les générations. Son sens de l’observation, de la générosité, de la mesure ou de la démesure, de l’audace ou de l’académisme, de la créativité ou de la copie, du réalisme comme de l’abstraction, de l’idéalisme et du beau, a depuis des siècles enrichi notre univers quotidien.

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Evoluant parfois dans la mouvance d’écoles ou de tendances, parfois solitaire, l’artiste est l’âme du passé, la voix du présent, la présence du futur. Ferdinand Parpan est l’un de ces artistes qui a voué sa vie à son art. S’il a décidé de travailler seul, de chercher son propre chemin, c’est à n’en pas douter, pour mieux se rapprocher de l’essence même des êtres et des choses et créer un style d’une grande intensité intérieure.
Il a ainsi puisé en lui la force sereine qui lui a permis d’atteindre cette extraordinaire perfection esthétique, cette grande synthèse des formes, cette recherche de l’essentiel.
Tous ses sujets expriment la noblesse, l’élégance, l’émotion, la lumière. Car de l’observation de la nature, il ne retient aucun détail superflu, mais uniquement les lignes essentielles et les séquences de lumière et d’ombre qui les unissent. Ses animaux, ses musiciens, ses nus et autres personnages sont, pour la plupart, des épures très lissées, des formes audacieusement condensées, des œuvres dont on retient le « courbisme » harmonieux et reposant.

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Pour Ferdinand Parpan, le spectacle de la nature n’est que l’apparence d’une vérité sous-jacente qu’il a passé sa vie à décrypter pour la faire connaître à tous. Il nous donne ainsi à voir l’essence de l’impression, de la vérité intérieure de l’être, la nature profonde de l’animal. Pour cela il transcende la réalité. Il se mesure d’emblée aux extrêmes et embrasse le réel dans sa globalité pour réduire le monde aux formes élémentaires qui l’animent.
Il est aidé en cela par sa certitude que seule la sculpture, par un travail incessant sur les formes, est apte à mettre au jour les lignes, les énergies et les mouvements fondamentaux de la matière. Mais, bien que ses sculptures soient très épurées, réduites à leur plus simple expression, elles restent empreintes d’une grande sensibilité. Plus encore, elles sont vivantes, elles vibrent, elles nous attirent, elles nous retiennent. En sollicitant notre œil, elles éveillent nos sensations, suscitent en nous une émotion, et déploient une inégalable stratégie de séduction.

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L’art de Ferdinand Parpan, s’il s’inspire de la nature et du monde qui nous entoure, n’est pas une imitation mais une « intuition », un instinct de la nature. Cette forme particulière de la connaissance n’est pas donnée à tous et n’a rien de commun avec l’illusion. Elles traduit la force de l’artiste qui n’est jamais dérouté par les autres car il concrétise ce qui est en lui, exprimant son extraordinaire « intuition » ou tout au moins la suggérant.
Ferdinand Parpan a la passion des formes. Il a su réfléchir encore et encore sur son art, son histoire, son évolution et faire aboutir ses recherches à l’abri de toute tendance te de toute école.
Sa préoccupation a toujours été de définir, par ses propres moyens artistiques, la singularité de la sculpture. C’est pourquoi, sa vie durant, il reprend es formes, les simplifie, les épure, pour les conduire peu à peu vers une sorte d’état originel. Pour cela, dans son observation du monde, il s’écarte de ce qui gêne son regard pour mieux cerner le sens réel de la vie. Voir un être, un objet, ne lui suffit pas.

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L’important, c’est d’aller vers eux et de les passer au crible de son instinct visionnaire, car seule l’action compte et conduit à la création, à cette beauté frémissante qu’il sait conférer à ses œuvres. Si bien qu’à l’aube du IIIème millénaire, Ferdinand Parpan nous captive par ses sculptures d’une impérieuse équité, approche d’une sorte d’absolu et pour lesquelles notre attirance est si grande et notre admiration si intense que nous ne pouvons résister à établir la rétrospective de la vie et de l’œuvre de ce magistral artiste que la critique unanime a toujours loué pour avoir conjugué, comme nul autre, recherche esthétique, équilibre, ténacité, certitude et pureté des formes.

Sommaire

Préface 9

Avant propos 11

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Biographie 15

Regards sur l’œuvre 61

Art sacré 68

Animaux 98

Figures humaines 150

Musiciens 228

Epilogue 249

Expositions 251

Bibliographie 259

Liste des œuvres 261

Index 269

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Ferdinand Parpan, Grand Prix Européen de la Sculpture, s’est vu décerner le Prix de la Ville de Paris en octobre 1998. A cette occasion, une grande rétrospective de son oeuvre a été organisée par la Mairie de Paris et la galerie Makassar-France, 19 avenue de Matignon à Paris, où l’on peut voir nombre de ses sculptures.

Né à Alfortville en 1902, Ferdinand Parpan, dès l’âge de 10 ans, s’initie avec son père à la technique de la taille et de la sculpture sur bois. Puis, de 1915 à 1920, il pratique la gravure chez un maître-graveur et suit les cours du soir de dessin et de modelage, place des Vosges à Paris.

En 1922, il reprend la sculpture avec son père et s’intéresse particulièrement à la reproduction de sujets et d’animaux. Il se marie en 1926 avec Marie-Madeleine Schreiber.

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En 1935, il commence à travailler l’ivoire, le marbre, l’onyx et la pierre et il réalise une collection d’animaux de la préhistoire. Sa première exposition de sculpture aura lieu à la galerie Jacmar, avenue Victor Hugo à Paris en 1936.

En 1940, il est mobilisé puis fait prisonnier par les troupes allemandes. Malade, il est mis en congé de captivité en septembre 1940.

En 1943, il installe son atelier au 16 de la rue du Retrait à Paris (75020) où il travaille encore aujourd’hui.

En 1947, il participe au Salon des indépendants et en 1948 il est admis au Salon des artistes français et au Salon d’hiver.

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En 1949, on le retrouve au Salon des artistes indépendants, à une exposition à la Grande galerie, faubourg St Honoré à Paris, à une exposition à la Maison des arts à Monte Carlo, au Salon des artistes français (médaille de sociétaire) et au Salon d’hiver. Et, de 1950 à nos jours, il participe à de nombreux Salons et expositons, particulièrement : le Salon des indépendants, le Salon des artistes français, le Salon de l’art libre, le Salon d’Automne, le Salon Comparaisons, le Salon des Formes humaines, des expositions d’art sacré, des expositions au Cercle Volney...( la liste des expositions de ce grand sculpteur serait fastidieuse à énumérer tant elles sont nombreuses, en France comme à l’étranger).

En 1957, le critique B. Milan écrit « D’une famille de sculpteurs réputés, Parpan continue la tradition de ses ancêtres, en évoluant toutefois vers les recherches nouvelles de l’esthétique moderne. Artiste complet, il pratique la gravure, la peinture et la sculpture. Dans ce dernier domaine où il est passé Maître, il travaille le marbre et la pierre aussi bien que le bois aux essences diverses. La richesse des matériaux lui fournit de nombreux thèmes de création en bronze patiné, fil de cuivre ou fer forgé. C’est ainsi que ses oeuvres sont très remarquées dans toutes les manifestations artistiques et ont été achetées par des collectionneurs de Paris, Metz, Deauville, Sarrebük, Rio de Janeiro, New York... ».

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En 1979, madame Caparis, qui vient d’ouvrir une galerie au Louvre des Antiquaires à Paris, présente les bronzes de Ferdinand Parpan. Cette exposition est un succès : en une heure et demi, 15 bronzes sont achetés par des collectionneurs !

A partir de 1985, Ferdinand Parpan peut enfin vivre de son art.

En 1991, il reçoit à Rouen le Grand Prix Européen de la Sculpture, Prix Géricault.

En 1994, une exposition rétrospective est organisée à Paris par la galerie Makassar-France, en collaboration avec la Mairie du 16ème. 60 sculptures sont présentées au public. Dans la Gazette de l’Hotel Drouot, en date du 15 avril 1994, Marc Hérissé écrit : « A 92 ans, ce beau sculpteur fait ici l’objet d’une rétrospective rassemblant une soixantaine d’oeuvres en bronze, pierre, onyx ou marbre. Cette exposition réalisée avec le concours de la galerie Makassar-France, montre qu’au cours de sa longue vie, Parpan a participé à tous les mouvements de son siècle. Couvert de médailles et de récompenses, comme le Grand Prix Européen de la sculpture, il a su trouver un style propre, caractérisé par une élégante synthèse entre cubisme et impressionnisme. Ce style épuré, mais toujours animé d’une vie expressive, comme par exemple sa série fameuse des « Musiciens » qui ne s’éloigne pas de la figuration mais en retient seulement les traits essentiels. Cela se manifeste aussi dans son talent d’animalier proche parfois de celui d’un Pompon ou dans son exaltation sensuelle du corps féminin ».

Naviguez parmi les différents ouvrages de la collection J.C. Hachet.

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